Les communautés de développement sont des « communauté de pensée et d’action » engagée dans un projet politique partagé : le changement d’échelle de l’EFC. Elles émergent et s’animent pour coopérer sur le plan politique et économique. Elles contribuent à l’accompagnement des trajectoires des adhérents dans l’EFC.

Schéma des 3 temps

Temps 1 :

Tous les adhérents ont l’occasion, au travers de leur propre activité, de sensibiliser et d’acculturer des parties prenantes aux notions clés de l’EFC. Le temps 1 des communautés de développement, avant qu’elles prennent vie, est donc le temps de la prise de conscience et l’adhésion à la grande communauté de l’EFC.


Temps 2 :

Dès lors que la partie prenante (client, fournisseur, partenaire) décide de s’engager, elle adhère au Club Noé et doit intégrer une communauté de développement professionnelle. Celle-ci est thématique (par métier, par activité, par sphère fonctionnelle) et permettra la professionnalisation de l’adhérent dans sa trajectoire EFC, en complément des autres dispositifs du club.


Temps 3 :

Dès lors que l’adhérent est en capacité d’animer la coopération dans son propre écosystème, il peut constituer une communauté de développement territorialisée. Cette action coordonnée avec l’espace accompagnateur permet de faire émerger et d’animer la coopération dans un nouvel espace. Les nouvelles parties prenantes engagées bénéficient des ressources de la communauté EFC pour expérimenter, patrimonialiser et déployer l’EFC.

principe des communautés de développement de l'EFC

La visée des communautés

L’objet visé par « l’accompagnement » dans une logique EFC interpelle directement notre capacité collective à créer les conditions d’un changement d’échelle pertinent pour l’action transformatrice des adhérents (éviter le risque d’isoler un acteur au sein de son propre écosystème) :
  • changement d’échelle territoriale : agréger d’autres acteurs pour rendre possible l’action / expérimentation à l’échelle d’écosystèmes locaux
  • élargissement le long de la chaîne de valeur : embarquer les parties prenantes amont / aval pour tenir la tension entre orientation servicielle et industrielle à l’échelle d’un système productif plus large
  • transformation progressive des relations économiques entre acteurs, permettant de passer progressivement d’une logique « chaîne de valeur » à une logique « écosystème coopératif », en s’appuyant sur les ressources mobilisées grâce à l’accompagnement (confiance, entente entre personnes, mise à l’épreuve de la pertinence de solutions alternatives…)